13…

Connaissez-vous la triskaïdékaphobie ?

Non ? et bien c’est la peur du nombre 13. Celle qui fait qu’il n’y a pas de chambre 13 dans certains hôtels ou hôpitaux, pas de siège n° 13 dans certains avions, etc…

Je n’en suis pas atteint mais pourtant, j’aurais peut-être dû me méfier lorsque j’ai acheté mon billet d’avion pour la Thaïlande…

Tout a commencé avec une série de treize qui ne m’a pas porté chance, pourtant je ne suis pas superstitieux.

Le 13 Mars 2013 je quittais Paris et ses 13 cm de neige, par la ligne 13 du métro pour Bangkok où il faisait plus de 35°.

Pas de quoi s’inquiéter, ce n’est pas un Vendredi 13, mais un Mercredi…

Paris, un 13 Mars

Paris, un 13 Mars © Yves Gruffaz

La Thaïlande n’était qu’une étape, le temps d’obtenir un visa pour le Myanmar, ex-Birmanie, où je prévoyais de passer 7 semaines.

Paya Botataung - Rangoon

Paya Botataung – Rangoon © Yves Gruffaz

 

Le Myanmar

L’un des buts de ce voyage était de rencontrer mes filleules, 3 petites filles que je parraine de puis plusieurs années par l’intermédiaire de Vision du Monde. Le programme de parrainage se situe à Dagon Seikan, tout près de Rangoon, la ville principale et ancienne capitale du Myanmar.

Mon séjour s’annonce pourtant bien, je fait la connaissance de Lin, une jeune femme chinoise, dans l’avion qui nous emmène à Rangoon. Lin me demande de l’aider à trouver son hôtel, puis décide, sans me demander mon avis, de nous réserver une chambre double…  :)

Je passe dix jours à visiter Rangoon en compagnie de Lin, et à suivre des cours de birman à l’Institut Français. Je veux pouvoir m’adresser à mes filleules dans leur langue maternelle. C’est certainement à ces cours de birman que je dois d’être encore en vie.

Après ces dix jours à Rangoon, je pars seul visiter Bagan, à 700 km au nord, où je reste 2 jours, puis Pakkoku, petite bourgade à une soixantaine de kilomètres de Bagan.

 

Temple à Bagan

Temple à Bagan © Yves Gruffaz

Dans cette région du Myanmar, la température dépasse les 50°, on nous annonce même 52°.

Après quelques journées de balades, dont une à travers l’Ayeyarwady, principal fleuve du Myanmar, quasiment à sec en cette saison, je reprends le car pour rentrer à Rangoon. Départ Mardi 2 Avril à 17h30, 13 heures de route de nuit (tiens, encore un 13…), les cars ne roulant pas la journée à cause de la trop grande chaleur.

 Temple sur le cours de l'Ayeyarwady © Yves Gruffaz

Temple sur le cours de l’Ayeyarwady © Yves Gruffaz

Les premiers symptômes

A 6h30, à l’arrivée à Rangoon, je sens une légère fatigue dans les jambes, que j’attribue à ma nuit sans sommeil, les routes birmanes ressemblant plus à nos routes de campagne qu’à nos autoroutes.

Cette fatigue s’accentue d’heure en heure, mais je ne m’inquiète pas, je vais suivre mon cours de birman, puis faire quelques courses, j’ai besoin de livres et de jeux éducatifs pour travailler seul l’apprentissage de cette langue si compliquée.

Vers 17 h, en traversant Bogyoke Aung San zé, le marché couvert de Rangoon, je retrouve 2 jeunes birmans que j’ai connus quelques jours plus tôt. Ils me proposent un guérisseur local pour soigner ma fatigue, mais je refuse.

Je rentre à mon hôtel, grimpe péniblement au 1er étage, et me couche aussitôt, sûr que le lendemain tout ira bien.

Pour connaître la suite, lisez ceci

Yves.

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